Où va le fer ?

Les grandes sociétés minières internationales évaluent différemment la demande chinoise pour le minerai de fer.

Photo : iStock

Lors d’une conférence réunie à Perth, en Australie, Ian Ashby, de BHP Billiton, a dit anticiper une croissance de la demande chinoise retombant à un seul chiffre en raison d’un ralentissement de la demande causée par la volonté de Pékin de ralentir la construction domiciliaire. Moins de construction signifiera une demande moindre pour le béton et le fer à béton.

David Joyce, son homologue chez Rio Tinto prévoit de son côté que la consommation d’acier prévue en Chine atteindra 1 milliard de tonnes (700 milliards en 2010), soit la moitié de la consommation mondiale.

Par ailleurs, le rapport trimestriel du Bureau australien des ressources minières indique que les mines chinoises s’appauvrissent et que Pékin va importer davantage.

Vendre ou ne pas vendre aux Chinois

Un rapport de Theodore Moran, professeur de commerce international à l’Université Georgetown, à Washington, soutient que la grande majorité des prises de contrôle chinoises ne pose aucune menace pour la sécurité nationale du Canada.

Le rapport recommande à Ottawa de procéder à un test en trois étapes afin de déterminer ce qui convient le mieux au pays.
Parmi les 35 investissements sur lesquels le professeur Moran s’est penché, 23 ont contribué à diversifier les approvisionnements et à accroître la concurrence.

Six signes inquiétants

Le Journal Les Affaires voit plusieurs signes inquiétants qui ont marqué l’actualité économique la semaine dernière.

Si 2011 a été difficile pour les détaillants, 2012 s’annonce encore pire selon le Conseil québécois du commerce de détail. L’organisation prévoit en effet une croissance des ventes au détail dans la province de « 2 à 2,2 % », ce qui est inférieur à l’augmentation de 2,5 % enregistrée l’an dernier.

Le marché québécois de l’emploi s’était rapidement relevé de la crise financière de 2008-2009, mais il s’est détérioré à vitesse grand V au cours des trois derniers mois. Plusieurs entreprises manufacturières et du secteur pharmaceutique ont annoncé d’importantes mises à pied.

L’économie québécoise devrait continuer à croître plus lentement que celle du reste du pays, ont dit cette semaine les économistes de la Banque Royale. Le PIB du Québec connaîtrait une croissance de 1,6% en 2012, contre une progression de 2,6% au Canada.

Les prix des métaux industriels ont trébuché cette semaine, refroidis par les inquiétudes persistantes sur la vigueur de la demande chinoise, les grands groupes miniers affichant à l’égard de la Chine une prudence appuyée.

Tandis que l’économie de la province ralentit, la hausse des prix des produits et services s’accélère. Selon les données publiées par Statistique Canada vendredi, le taux d’inflation a augmenté de 3,2 % en février au Québec par rapport au même mois il y a un an.

Enfin, la prolongation de la session des étudiants qui boycottent leurs cours pourrait nuire aux entreprises qui embauchent des étudiants durant la période estivale.

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