«Époustouflantes». C’est le terme employé dans le dernier rappport d’Exportation et développement Canada (EDC) sur les exportations canadiennes pour parler des dernières statistiques sur les pays émergents.
Les exportations canadiennes vers ces marchés en croissance ont fait un bond de 19,4 % pendant l’année 2011, indique EDC. Les exportations vers la Turquie ont dépassé 51,8 %, elles ont bondi de 30,7 % vers la Russie, grimpé de 27,0 % vers la Chine et progressé de 27,4 % vers l’Inde.
Istanbul, Turquie (photo : Kathy Noël)
«Parce que ces pays auront des taux de croissance économique supérieurs à ceux des marchés développés, les exportations canadiennes pourront probablement continuer à avancer à des taux impressionnants. Cette diversification du commerce les aidera à progresser et réussir dans les années qui viennent», peut-on lire dans ce rapport qui dresse aussi des prévisions pour 2012.
Le principal partenaire commercial du Canada demeure les États-Unis, où vont 75 % de nos exportations, et où la reprise a permis d’augmenter de 9,9 % la valeur des expéditions l’an dernier.
Perspectives 2012
Jusqu’ici, les perspectives sont bonnes pour le commerce international. Les exportations canadiennes devraient s’apprécier de 7,1 % cette année et de 7,3 % en 2013, après un bond de 10,8 % en 2011. Toutes les régions du Canada et la plupart des secteurs participeront à cette évolution positive.
Au Québec, EDC signale que les exportations devraient augmenter modérément cette année et l’an prochain, après avoir pâti en 2011. «La croissance sera mue par divers facteurs, y compris les prix élevés et la forte demande de produits de base, les livraisons plus nombreuses d’aéronefs et la reprise naissante du secteur du logement américain (dont l’effet sera accentué par le renouvellement, dès janvier 2012 et pour une période de deux ans, de l’Accord canado-américain sur le bois d’œuvre résineux)».
Des risques toujours présents
Des nuages planent toujours sur l’économie mondiale, prévient cependant EDC. Bien que nous ayons évité de justesse l’effondrement du secteur financier en Europe, la dette de plusieurs économies de l’OCDE inquiète. «Les maillons les plus faibles – surtout les pays du Sud de l’Europe – menacent toujours de plomber la dynamique de l’économie mondiale. Voilà une terrible perspective pour le système financier occidental, déjà affaibli avant les prémices de la récession. Advenant une dégradation sur l’un de ces deux fronts, les gouvernements disposeraient de peu de ressources pour relancer la croissance». Les autres risques à l’horizon : la flambée des cours pétroliers alimentée par l’attitude hostile de l’Iran et le ralentissement des marchés émergents. Il faudra presque s’y faire, révélait récemment l”économiste en chef d’EDC, Peter Hall, qui décrit la situation volatile de l’économie comme «la nouvelle normalité».


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