Rony Israël est ce qu’on appelle un entrepreneur en série, il a dirigé une dizaine d’entreprises dans les secteurs de la technologie, de la fabrication, du commerce de détail et des logiciels. Il lui est arrivé de se faire voler ses idées, une fois, entre autres, en Chine.


«Nous avions développé un logiciel pour le secteur de l’éducation que nous avions présenté dans une foire commerciale. Nous n’avions pas sitôt remballé nos produits qu’une école dans le nord de la Chine nous avait copié», raconte-t-il.


Il en a tiré des leçons, qu’il partage aujourd’hui avec les entrepreneurs en tant que consultant en gestion d’entreprises à la Banque de développement du Canada (BDC).


Un nom est aussi une marque


La première : ne jamais sous-estimer l’importance de protéger sa marque. «Par exemple, les petites et moyennes entreprises enregistrent leur nom, mais ne pensent pas à le voir comme une marque de commerce qu’il faut aussi protéger», dit-il.


Les PME ont souvent le réflexe de protéger leur logo mais oublie que le nom comme tel est susceptible d’être copié. Pourtant, enregistrer son nom en tant que marque de commerce ne coûte que 3000$ pour une durée de protection qui peut au-delà de 50 ans.


Bien sûr, aller plus loin dans l’étendue de la protection intellectuelle comme des brevets pour protéger ses inventions et ses processus coûte plus cher et peut prendre plus de temps. Il faut alors évaluer si le jeu en vaut la chandelle.


«Protégez sa marque, ses procédés, ses dessins ou ses secrets commerciaux ne veut pas dire que l’on ne se fera pas copier, mais cela donne des recours. Il faut donc être prêt et avoir les ressources financières pour se défendre», dit Rony Israel.


Parlez-en à Lacoste, qui, il y a quelques années, a mis sur pied une véritable escouade anti-contrefaçon au sein de son personnel. L’entreprise dépense des millions de dollar chaque année pour traquer les fraudeurs qui utilisent son célèbre crocodile partout à travers le monde.


Tout a commencé en partie à cause de l’acteur Will Smith, qui a porté un polo dans l’un de ses films, Hitch, en 2005! Voilà qui a relancé cette marque tombée dans l’oubli dans les années 1990 faisant jaillir des copies du célèbre polo.


Un secret : innover


«La vulnérabilité des entreprises à faire violer leur propriété intellectuelle vient souvent avec le succès», note Rony Israel. Bref, c’est la rançon de la gloire. Et l’une des meilleures armes selon Rony Isarël, est de demeurer chef de file dans son domaine. Ne jamais cesser d’innover. «Ce sera toujours plus difficile pour les autres de vous copier si vous êtes constamment un pas en avant».


N’empêche que faire affaires dans des marchés étrangers, particulièrement en Asie augmente les risques. «Si mon marché est très local et limité les chances sont moins grandes, tout simplement parce que ma visibilité est moins grande», dit le consultant.


À partir du moment où l’on commence à parler de vous, à reconnaître ce que vous faites, que vous gagnez des prix ou faite l’objet d’articles dans les médias, méfiez-vous. «Le risque grandit au fur et à mesure que l’entreprise grandit», note le consultant.


Enfin, l’une des erreurs les plus fréquente des entreprises qui travaillent en partenariat avec d’autres pour développer des produits est qu’elles oublient de préciser qui sera le propriétaire du résultat final. C’est ce qui est arrivé quand IBM a développé le système DOS avec Microsoft. Le reste appartient à l’histoi

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