Il y a de ces nouvelles qui font autant bien qu’un doigt pris dans une prise de courant.
Comme celle que viennent d’annoncer Magna International et le Gouvernement de l’Ontario, qui investiront ensemble 400 millions de dollars dans la mise au point de technologies destinées à des véhicules électriques.
Pendant ce temps, au Québec, le seul plan dévoilé par le gouvernement de Jean Charest, en avril dernier, est d’offrir un rabais de 8000 $ à ceux qui achèteront ce type de voiture… Bref, permettons aux autres de s’enrichir!
Bravo.
Pourtant, le Québec a tout pour faire sa place dans cette industrie comme je l’écrivais ici dans un article paru dans le magazine Commerce en 2009.
Cette année là, une délégation de gens d’affaires de la filière automobile devaient se rendre en mission de prospection en Californie. Des rencontres étaient prévues, entre autres, avec Tesla Motors, un des fabricants le plus importants de voitures électriques. Mais cette mission prometteuse n’a jamais eu lieu, soit disant en raison de la récession.
L’histoire de l’auto électrique au Québec est remplie d’occasions ratées comme celle-là, qui lui font perdre énormément de terrain dans cette course à l’auto verte.
La Zenn, assemblée à Saint-Jérôme
Dommage, car le Québec, qui compte déjà deux usines d’assemblage de véhicules électriques à basse vitesse ; celle de la Zenn, à Saint-Jérôme, et celle du Nemo Car, une petite camionnette assemblée à Sainte-Thérèse, est reconnu mondialement dans la recherche sur le transport électrique.
Hydro-Québec, par l’intermédiaire de son Institut de recherche (IREQ) et sa filiale TM4, travaille depuis le début des années 1980 à développer des systèmes de propulsion et de stockage d’énergie. Une poignée de petites entreprises comme Phostech Lithium, de Saint-Bruno, fabriquent des composantes pour les batteries utilisées dans les voitures électriques. Le Québec a aussi un aurgument de taille pour vendre ses technologies, voire attirer des fabricants ici : l’hydro-électricité. De l’énergie propre pour produire une voiture propre! Y a t-il formule plus gagnante?
Pourtant, on tergiverse. Et pendant que le Québec ne se branche pas, d’autres allument…


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